Parc de la Deûle / Création du centre d’interprétation faune-flore

Carton d'invitation à l'inauguration du relais nature

Carton d’invitation à l’inauguration du relais nature du Parc de la Deûle sur le site de l'ancienne ferme Montblond à Santes, 18 mai 2013

Archives de la MEL - Cote document : 890W7

Au début des 1990, la Communauté urbaine manifeste un vif intérêt dans la réalisation d’un projet environnemental, celui du Parc de la Deûle. Le contrat d’agglomération de 1992 l’intègre comme projet structurant, déjà inclus - dès les années 1960 - au sein d’un espace repéré comme périmètre à protéger pour garantir la ressource en eau de l’agglomération lilloise (champs captants).

Le parc est d’abord géré par le Syndicat mixte du parc de la Deûle créé en 1993. À partir des années 2000, la Communauté urbaine se dote de la compétence « Valorisation du patrimoine naturel et paysager, Espace naturel métropolitain » et par délibération du 1er mars 2002, elle décide de la création du Syndicat mixte Espace Naturel Métropolitain.

À ce titre, elle reprend à son compte le projet du parc et les acquisitions foncières engagées auparavant, notamment celle de la ferme Montblond, située à Santes. Dans les mois suivants, Lille Métropole Communauté urbaine choisit d’y implanter un centre d’interprétation faune-flore (relais nature).

La délibération du 15 octobre 2004 pose les principes d’aménagement des bâtiments (corps de ferme comprenant une habitation, un poulailler, une étable et des dépendances). Ainsi le centre comprendra : un lieu d’accueil du public, un espace d’interprétation, des bureaux et un logement de gardien, une écurie pour les chevaux d’attelage.

En 2005, le concours de maîtrise d’œuvre, restreint à cinq candidats, est lancé. D’abord infructueux, il est finalement attribué en 2007 au groupement le groupement Jérôme Houyez Atelier écologique d’architecture, Agence Paysages, Atelier Z, B & R Ingénierie, Greet Ingénierie. Les missions confiées au maître d’œuvre s’étendent de l’élaboration du projet jusqu’à la coordination et le suivi des travaux, une mission d’évaluation du coût de gestion annuel, ainsi que d’autres éléments complémentaires : diagnostics, scénographie intérieure et extérieure, signalétique, mise en lumière, définition et choix des mobiliers.

L’ensemble du projet, inscrit dans la trame verte et bleue métropolitaine, respecte des critères cibles de haute qualité environnementale (HQE) et a été réalisé avec les idées sous-jacentes suivantes :

- une conception pensée comme un espace de loisirs créatifs : il doit révéler l’extraordinaire insoupçonné de la nature ordinaire afin d’y sensibiliser le public, notamment jeune, et de présenter toute la diversité écologique locale.

- la muséographie et la scénographie du centre ne doivent pas être cantonnées à un espace précis. Le site est de taille modeste, mais l’ensemble du bâti et ses abords (dont jardin, cour intérieure, accueil, lieu d’information gratuit, centre payant…) servent le propos environnemental. Des outils sont imaginés afin de faire le lien avec les milieux écologiques, notamment 3 mascottes : une taupe représentant la terre, une grenouille représentant l’eau et un pic représentant le bois.

- l’aménagement et la scénographie des bâtiments doivent s’articuler avec l’environnement extérieur, notamment avec la Deûle, axe de référence de la vallée.

L’avant-projet (APD) est validé en décembre 2007, le projet (PRO) est réceptionné en juin 2009, après obtention du permis de construire en mars de la même année. La commission d’appel d’offres du 9 mars 2011 désigne les titulaires des lots de travaux : le gros œuvre débute dès la fin du mois de juin et se poursuivent pendant près d’un an et ½.

Le site ouvre au public au début de l’année 2013.

Consulter

L’expérimentation de la télédistribution à la Communauté urbaine de Lille

La station centrale de télédistribution

Photo de la station centrale située au sommet de l’immeuble de la Communauté urbaine de Lille qui adressait aux foyers par fibre optique 15 chaînes de télévision et la diffusion d’émissions choisies par le téléspectateur.

Archives de la MEL - Cote document : 796 W 3

C’est lors du conseil du 9 novembre 1979 qu’est présenté pour la première fois le projet de la télédistribution. Son objectif ? Mettre au service des téléspectateurs une télévision interactive par l’accès à une banque de données, l’ancêtre du bouquet satellite en quelque sorte.

Techniquement, il s’agit de développer sur le territoire communautaire une invention américaine de 1949, en installant un mode de communication par raccordement en fibre optique au domicile de chaque usager. Pionnière en la matière, la Communauté urbaine de Lille a pour objectif de fournir l’accès pour 300 000 foyers à l’ensemble des chaînes européennes de l’époque et de la programmation d’une vingtaine d’émissions euro radio.

De 1981 à 1984, un réseau expérimental de télédistribution est ainsi mis en place à Lille dans le quartier Saint-Sauveur. 50 foyers bénéficient gratuitement de l’expérience. Comment ? En étant reliés à la station centrale installée au sommet de l’immeuble de la Communauté urbaine. Cette station leur adresse par câble de fibre optique 15 chaînes de télévision (française, monégasque, belge, suisse romande, hollandaise et anglaise). Les bénéficiaires de l'expérience ont également la possibilité de choisir des documentaires et des émissions (sportives, culturelles, médicales,…) dans le catalogue de la vidéothèque en appelant directement la station centrale qui diffuse à leur domicile l’émission choisie.

Le projet de télédistribution à la Communauté urbaine s’arrête avec la fin de l’expérimentation en 1985. Le conseil de Communauté n’ayant pas validé la prise de compétence sur le sujet de l’installation du réseau câblé sur le territoire et le déploiement de cette offre de service, le projet est stoppé momentanément. Cependant, la Communauté urbaine s’est montrée précurseuse dans ce qu’on pourrait considérer comme l’ancêtre de la VOD.

Consulter

La genèse du Jardin des Géants à Lille

Projet de jardin de l'Atelier Mutabilis

Plan du projet de l'Atelier Mutabilis pour le concours de 2005

Archives de la MEL - Cote document : 22212

C’est au début des années 2000 que nait le projet du Jardin des géants. La MEL, qui réfléchit au réaménagement de son siège rue du Ballon, décide alors de réaliser un espace vert sur l’emplacement de son parking. Ce projet a pour objectif premier d’apporter un cadre plus agréable et un lieu de détente aux agents métropolitains. Il permet également de doter l’agglomération lilloise d’un nouveau parc dans le secteur très urbanisé d’Euralille et du boulevard périphérique.

Un appel d’offres est lancé en 2005 auprès de paysagistes afin qu’ils imaginent un « jardin d’exception et d’émotions ». L’équipe retenue, l’Atelier Mutabilis à Paris, s’est inspirée de l’histoire régionale et de la tradition des géants qui protègent les cités : le « Jardin des géants » est né. Il s’agit d’un jardin contemporain qui se caractérise par la diversité des atmosphères et des plantations. Une zone plantée de bambous servant à isoler les bruits venant du boulevard est appelée «l’herbe des géants ». Dans d’autres espaces destinés à la promenade se trouvent des têtes de géants en osier.

Il est ouvert au public depuis 2009 et chacun peut venir s’y promener.

Consulter

Les métiers à la communauté urbaine de Lille dans les années 70

La centrale de données urbaines en 1974

Le 6 juin 1974, le président de la CUDL, Arthur Notebart et les membres du bureau du conseil visitent les services de la centrale de données urbaines à Roubaix. Pour l'occasion, ce technicien a revêtu son plus beau costume et pose fièrement à côté de son tachéomètre électro-optique enregistreur.

Archives de la MEL - Cote document : 11 Ph 283

Petit tour d'horizon de quelques métiers et des outils employés dans les années 70 à la CUDL.

Tout d'abord, ceux relatifs à la centrale de données urbaines. Au cours des années 1973 et 1974, la Communauté urbaine de Lille a investi plusieurs millions de francs dans sa création au titre des études et de l'acquisition d'équipements. Elle est une des premières métropoles à se doter d'un outil pour le contrôle et la maîtrise de son développement. Elle sera installée à ses débuts dans un collège de Roubaix avant de rejoindre le nouveau bâtiment communautaire, rue du Ballon à Lille.

Parmi ses compétences, la communauté a en charge l'eau. Elle s'est attachée à simplifier le système de sa distribution qui variait selon les communes. Entre autres mesures prises, elle met en place une régie communautaire unique desservant les villes de Lille, Roubaix, Tourcoing, Croix, Halluin et Wattrelos qui prend en charge notamment la réception des paiements des consommations d'eau des habitants.

L'imprimerie communautaire, quant à elle, assure en interne la fabrication de très nombreux documents. En 1973, par exemple, elle réalise plus d'un million d'imprimés et procède à la reliure de près de 8 000 brochures. De plus, elle effectue des travaux de massicotage, d'assemblage et d'agrafage.

Le service courrier assure à cette époque le lien entre la CUDL et les habitants par l'envoi de plus de 70 000 courriers par an environ. De plus, il assure l'acheminement de la correspondance aux élus et aux diverses administrations comme la préfecture.

Au début des années 70, la CUDL utilise la mécanographie pour l'enregistrement des données. Les machines mécanographiques sont des "calculatrices géantes", des sortes de "superordinateurs" de l'époque. Elles sont capables de traiter des données complexes comme la gestion des comptes ou l'édition des payes. En janvier 1975, la CUDL loue à IBM un "ordinateur central". Ces machines électromécaniques sont alors progressivement remplacées par l'ordinateur qui devient l'outil indispensable de l'administration afin d'améliorer la productivité, la coordination des affaires et les opérations de synthèse.

Consulter

Avant le LAM : les débuts du Musée d'art moderne

Signature de l'acte de donation de la collection à la Communauté urbaine chez M. et Mme Masurel en présence d'Arthur Notebart et devant le notaire, maître Bellargent.

Photo de Paul Walet - Archives de la MEL - Cote document : 11 Ph 94.

Jean Masurel, issu d’une famille d’industriels du Nord, hérite en 1956 de la collection de son oncle, Roger Dutilleul, collection qu'il va développer. On y trouve des œuvres d’artistes de renom tels Picasso, Modigliani ou encore Kandinsky. Les artistes régionaux sont également à l’honneur, avec des œuvres d’Eugène Dodeigne et d’Eugène Leroy par exemple. Dès la fin des années 1960, Jean Masurel pense à l'avenir de sa collection et souhaite rassembler l'ensemble des œuvres dans un musée. À cette époque, aucune structure existante ne semble convenir pour accueillir les 219 peintures, dessins, gravures et sculptures. Cependant, dans les années 1970, une ville nouvelle sort de terre (la future Villeneuve-d'Ascq) et un équipement muséographique pourrait y être créé : le projet de Musée d’art moderne était né.

Le 9 juillet 1976, le Conseil de la Communauté urbaine de Lille décide à l’unanimité d’accepter les collections d’œuvres d’art de Jean et Geneviève Masurel. Le mardi 16 octobre 1979, l'acte de donation de la collection à la Communauté urbaine est signé chez M. et Mme Masurel à Paris.

Le 23 mai 1980, Arthur Notebart, président de la Communauté urbaine de Lille, pose la première pierre du musée à Villeneuve-d’Ascq, en présence des époux Masurel et de l'architecte Roland Simounet. Trois ans plus tard, le musée est inauguré le 17 novembre 1983 en présence de Jack Lang, alors ministre de la Culture.

En 2006, le musée ferme pour travaux. Il rouvre ses portes en 2010 avec un nouveau nom, de nouvelles œuvres et une superficie d'exposition accrue. Mais cela est une autre histoire…

Consulter

Johnny au Stadium : "Souvenirs, souvenirs"...

Johnny Hallyday et Pierre Mauroy

Dans les loges du Stadium, rencontre entre Johnny Hallyday et Pierre Mauroy avant le concert.

Archives de la MEL - Cote document : 301W6-16C

A l’occasion de la disparition de Johnny Hallyday, les Archives de la MEL lui rendent hommage en vous proposant des photographies de son concert donné en 2003 au Stadium de Villeneuve-d’Ascq.

Johnny avait investi la scène du Stadium le 5 juillet 2003 et réuni ce soir là plus de 33 000 spectateurs. Yannick Noah avait alors assuré la première partie du concert.

Dans le cadre de COTéMEL, M. Alain Lhote, qui travaillait à cette époque au Stadium, se souvient d’un personnage « vraiment très sympa et très abordable ».

Dans les loges, Johnny avait notamment rencontré M. Pierre Mauroy, alors président de Lille Métropole Communauté Urbaine, pour une poignée de main mémorable.

Consulter

Relais nature du parc de la Deûle à Santes

Pour plus d’informations sur le site (et si vous souhaitez vous y rendre !), cliquez sur l'image