Les espaces naturels

«Le Parc de la Deûle, ça a d’abord été un pari d’abandonner ce qui avait été pendant 30 ans l’exemple même de ce qu’avait été le développement non durable», Pierre Dhenin, directeur de 2002 à 2016 de l’Espace Naturel Métropolitain.

Une métropole plus verte

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Calendrier des manifestations de l'ENLM, 2005

Dès le début des années 1970, la Communauté urbaine a la volonté d’améliorer l’environnement sur son territoire très marqué par l’urbanisation et un riche passé industriel. Si les premiers efforts ont porté sur les plantations d’arbres (embellissement des rues, squares, places, etc.), une réflexion importante concernait déjà à l’époque la sauvegarde et la mise en valeur d’espaces naturels, ainsi que la création d’espaces verts et de loisirs.

Dans les années 1990 émerge la notion d’espace naturel : un vaste espace de nature susceptible d’offrir aux citadins de la métropole une réelle alternative en matière de loisirs, tout en valorisant les paysages et en préservant l’environnement. Dès lors, les initiatives se multiplient et les aménagements se développent sur l’ensemble du territoire de la Communauté urbaine.

C’est dans ce contexte qu’en 2002, Lille Métropole prend la compétence "Espaces naturels métropolitains, valorisation du paysage". Sept syndicats, regroupant 40 communes portant des projets de coulées vertes ou de parcs, fusionnent et s’associent à Lille métropole communauté urbaine afin de constituer le syndicat mixte Espace naturel Lille Métropole (ENLM) qui devient en 2016, Espace naturel de la MEL (ENM).

Aujourd’hui, l’ENM travaille à la préservation et la valorisation des milieux naturels et des paysages, ainsi qu’à l’ouverture au public d’espaces de nature et de loisirs. L’objectif est également de mieux connecter la trame bleue (la valorisation des canaux et rivières) à la trame verte (le développement des espaces de balades et de loisirs). C’est un projet qui prend place dans toute la métropole mais aussi à l’échelle de l’Eurométropole et des projets transfrontaliers. En parallèle, l’ENM développe une politique de valorisation des campagnes agricoles.


La nature aux quatre coins de la métropole

 

  • Mosaïc et le Parc de la Deûle

À Houplin-Ancoisne, Mosaïc, le "jardin des cultures", a ouvert ses portes en 2004. Conçu par les paysagistes Jacques Simon, Jean-Noël Capart et Yves Hubert, cet espace évoque la diversité des habitants et de leurs cultures au sein de la métropole. Ainsi, Mosaïc invite les promeneurs à découvrir dix jardins autour du monde : de la métropole à l'Europe centrale et méditerranéenne, de la péninsule ibérique à l'Afrique et l'Asie.

Mosaïc fait partie du Parc de la Deûle, qui a reçu le Prix du Paysage en 2006. Ce parc, où se mêlent la faune, la flore mais aussi l’art grâce aux animations théâtrales et musicales sur les différents sites, a vocation à tisser des liens entre zones rurales et urbaines. L’enjeu de ce parc est de reconquérir les paysages et milieux naturels de la vallée de la Deûle, milieux dégradés par les activités industrielles. Le projet est monté durant les années 1990 et les premiers chantiers débutent en 1999.

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Le Parc de la Deûle, 2004


Le relais nature du Parc de la Deûle à Santes, a été inauguré au printemps 2013.


  • Les Près du Hem et le Musée de Plein Air

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Vue aérienne de la base des Près du Hem, 1989

Les Près du Hem, ce sont plus de 120 hectares de nature à Armentières. Des activités ludiques, aquatiques et éducatives sont aujourd’hui proposées autour du lac de  44 hectares. Cependant, le site fut longtemps une zone de marécage. Le lac est en fait artificiel : il a été créé à la fin des années 1970 pour constituer une réserve d’eau pour la région de Lille. En effet, la métropole était jusqu’alors dépendante de la station de pompage d’Aire-sur-la-Lys, située à 40 km. L’aménagement des abords du lac en parc de loisirs a débuté dans les années 1980 et se poursuit encore aujourd’hui.

Le Musée de Plein Air, situé en plein cœur du Val-de-Marque, est un site de 15 hectares qui retrace la richesse et la diversité de l'architecture vernaculaire du XVIIe au XIXe siècle. Il regroupe 23 bâtiments sauvés de la démolition et réédifiés à titre de témoins ethnologiques. Le principe consiste à reproduire un village avec ses habitations, ses ateliers d’artisans et ses animaux afin de témoigner du mode de vie des habitants des siècles passés. Le musée ouvre ses portes au public en 2007, mais c’est 20 ans plus tôt qu’a été créée l’Association Monique Teneur Sauvegarde du Patrimoine rural à l’origine de ce projet.


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"La Désirée" parcourt le canal de Roubaix depuis 2009

  •  De la Deûle à la frontière franco-belge

 

Le canal de Roubaix relie la Deûle à l’Escaut. Il est prolongé par la Marque urbaine et par le canal de l’Espierre en Belgique. D’une longueur de 28 kilomètres et comptant 15 écluses, il traverse les communes Marquette-lez-Lille, Marcq-en-Barœul, Wasquehal, Croix, Tourcoing, Roubaix, Wattrelos et Leers.

Non loin du canal, la friche industrielle PCUK à Wattrelos est un bel exemple de reconquête de site. Cet espace de 46 hectares, fortement pollué au début des années 2000, est en cours de reconversion en espace naturel. En phase de dépollution, le site a été requalifié en espace de promenade où règne à nouveau la biodiversité.


Quelques éléments chronologiques

 

  • 1972 : Acquisition des terrains du site des Près du Hem.
  • 1981 : Ouverture de la base des Près du Hem.
  • 1990 : La CUDL concède à l’Association Monique Teneur, Sauvegarde du patrimoine rural un terrain de 15 hectares à Villeneuve d’Ascq. Ce sont les débuts du Musée de Plein Air.
  • 2000 : Début du projet "Blue Links" pour une remise en navigation du canal de Roubaix.
  • 2004 : Inauguration du jardin Mosaïc.
  • 2006 : Le Parc de la Deûle obtient le prix du Paysage.
  • 2007 : Lille Métropole Communauté urbaine vient en aide au projet de Musée de Plein Air. La même année, le musée est inauguré et ouvert au public. L’Espace Naturel Métropolitain en reprend la gestion, et l’association conserve son rôle de sauvegarde, de démontage et de remontage des bâtiments.
  • 2011 : Fin du projet "Blue Links".
  • 2013 : Une partie de l’ancienne friche industrielle PCUK à Wattrelos est ouverte à la promenade.

Pour la découverte des espaces naturels métropolitains, cliquez ici.



Aménagement de la future base de loisirs des Près du Hem à Armentières, reportage France 3, 27 mai 1980 / Source INA

Accès à la notice de la vidéo sur le site de la frise historique de la MEL élaborée par l'INA, cliquez ici.

 

Le petit +

L’ENM gère 1300 hectares d’espaces naturels où l’on retrouve une faune et une flore très diversifiées, avec des espèces comme la chevêche d’Athéna, la gorge-bleue (cf la photo ci-dessous), la grenouille rousse ou encore la fritilaire pintade !